Le Cercle Ernest Renan reçoit Vincent Genin

La prochaine conférence du Cercle Renan aura lieu  

Jeudi 22 septembre 2022 de 18h à 19h30

 Sur le thème « La Laïcité comme valeur. Une religion civile en France depuis le XIXème  siècle. »

Par Monsieur Vincent Genin

  • Projet en cours, EPHE, PSL (Sciences religieuses), dir. Valentine Zuber : La Laïcité, un objet de science (1960-2015) – 2020 – …
  • Diplôme post-doctoral soutenu à l’EPHE, PSL (Sciences religieuses) : L’Éthique protestante de Max Weber et sa réception chez les historiens français. Obstacle à la transmission d’un savoir (1905-années 1980) : Weber es-tu là ? Un rendez-vous manqué des historiens français (179 p.), 26 juin 2020. Obtenu sans mention (en vertu de la loi), avec les félicitations du jury.

 

Le Cercle Ernest Renan reçoit le professeur Bernard Piettre

le jeudi 8 septembre à 18h

sur le thème : Faits et valeurs, de Protagoras à Wittgenstein

La distinction faits/valeurs est devenue classique dans la philosophie contemporaine, en particulier dans sa mouvance positiviste (dans le cercle de Vienne, chez Karl Popper…); c’est Hume qui le premier établit clairement cette distinction, les faits renvoyant à ce qui est, et les valeurs à ce qui doit être, et de ce qui est on ne peut déduire ce qui doit être. Les sciences de la nature établissant des lois dont la validité est vérifiable dans les faits ne m’enseigne rien quant aux fins de ma conduite.

Cette distinction n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Et nous nous appuierons sur Wittgenstein, en particulier sur sa Conférence sur l’Ethique (publiée en français dans “Leçons et Conversations” (Gallimard 1992)), pour approfondir notre réflexion sur cette distinction.  Car il est possible, dans une certaine mesure, de vérifier la bonté des choses ou des conduites dans les faits, et telle est au fond la thèse des utilitaristes et des pragmatiques, thèse qui était déjà celle de Protagoras dans l’Antiquité. D’autre part si nous cherchons à établir des faits, c’est qu’ils ont une certaine valeur au regard du scientifque (que ce soit dans les sciences de la nature ou les sciences humaines, et par exemple en histoire), et en réalité, selon (le second) Wittgenstein, il n’y a pas de fait premier sur lequel on puisse fonder un discours de vérité.

Les personnes intéressées et non membres du Cercle sont priées d’envoyer un courriel à Cercle Ernest Renan [ernest.renan91@gmail.com]

 

Le Cercle Ernest Renan reçoit Bernard Godard

le jeudi 30 juin 2022 de 18 h à 20 h 00

le CER reçoit

Bernard Godard

chercheur associé au CeSor (centre d’études en sciences sociales des religions) et ancien chargé de mission au bureau des cultes du Ministère de l’intérieur
spécialiste de l’islam en France

sur le thème

« Ernest Renan et Djamal eddine Al Afghani ont eu des échanges assez “rudes” sur l’islam à la fin du 19e  siècle á une époque où le concept d’islamophobie n’existait pas. Pour cette raison, il est utile de revenir sur ces échanges pour voir quelle est leur actualité en 2022.  »

les personnes intéressées sont priées d’envoyer un courriel à :

Cercle Ernest Renan [ernest.renan91@gmail.com]

L’implantation de la religion musulmane en France est une réalité qui rend le débat sur sa nature exogène ou endogène un peu dépassé. La lancinante question de son incongruité apparente dans le paysage religieux hexagonal est surtout posée par les nostalgiques d’un certain gallicanisme ou encore par les frileux gardiens d’une laïcité ombrageuse. Plus de la moitié des musulmans de France est de nationalité française, dont une partie non négligeable est née en France. Les multiples tentatives qui, depuis plus de dix-huit ans, ont cherché à institutionnaliser un certain islam de France finissent, péniblement, à connaître une certaine réussite.

Cette réalité de l’islam en France/islam de France est celle d’un kaléidoscope d’origines nationales, régionales ou d’affiliations à des courants conservateurs, spiritualistes, idéologiques, modernistes ou tout simplement traditionnels. L’islam en France n’est pas si éloigné d’une configuration similaire à celle d’autres religions, en particulier dans le rapport à la foi de ses adeptes. Son originalité réside, par rapport aux religions traditionnellement établies en la quasi-impossibilité de lui trouver un magistère bien défini ou encore, en raison de son implantation récente, dans son « frottement » un peu vif parfois avec les exigences d’une laïcité rigoureuse. C’est tout cela que nous allons tenter d’aborder ensemble.

BERNARD GODARD

Parcours
Bernard Godard est titulaire d’une licence de sociologie, à l’université de Toulouse-Mirail (1973). Il est également titulaire d’un diplôme bilingue (arabe-persan) de langues et civilisations orientales – Institut national de langues et civilisations orientales.

Après vingt années passées à la Préfecture de Police de Paris (1977 – 1997), comme Fonctionnaire, Bernard Godard rejoint le cabinet des ministres Jean-Pierre Chevènement puis Daniel Vaillant, chargé de l’islam. Il participe dans ce cadre à la conception et fondation du Conseil Français du culte Musulman (CFCM) et du futur Institut d’études des sociétés méditerranéennes et musulmanes.

Parallèlement, il collabore à la conception et l’animation de formations sur l’islam et le monde arabo-musulman  à l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure (IHESI)

Bernard Godard entre en 2006 au bureau central des cultes du Ministère de l’intérieur, comme chargé de mission, en charge du suivi de l’islam. Il participe notamment à la conception des statuts du CFCM et la mise en place des processus électoraux d’avril 2003 et de juin 2005.

Bibliographie

Il a écrit plusieurs publications et contributions sur le monde arabe et l’islam de France, sous le pseudonyme d’Hervé Terrel et publié un ouvrage : Les Musulmans en France (en collaboration avec Sylvie Taussig) – Editions Robert Laffont 1997. en 2015 il a publié :

La Question musulmane en France

 

 

Le Cercle Ernest Renan reçoit Marika Moisseeff

La prochaine conférence du Cercle Renan aura lieu

le jeudi 23 juin 2022 de 18 h à 20 h

sur le thème :

« Le mort, ses proches et les autres : une perspective culturelle comparative »

par 

Marika Moisseeff

les personnes intéressées sont priées d’envoyer un courriel à ernest.renan91@gmail.com

 

Marika Moisseeff est ethnologue et psychiatre pour adultes et enfants, chercheur au CNRS membre du Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France. Ses travaux anthropologiques sont consacrés à l’étude culturelle comparative des représentations du sexe et de la procréation dans les sociétés occidentales contemporaine et dans d’autres contextes culturels, notamment celui des Aborigènes australiens où elle a effectué un travail de terrain de plusieurs années en tant que Visiting Research Fellow à l’Australian Institute of Aboriginal and Torres Strait Islander Studies. Cette perspective l’a conduit à travailler sur les rites d’initiation, les objets cultuels utilisés dans les rites de fertilité et, plus récemment, sur la science-fiction en tant que mythologie occidentale contemporaine.

Si loin, si proche - Quand le mort saisit encore le vif

Dans ce livre, il s’agira de restituer au cadavre la place singulière qui lui est réservée, de tout temps et en tout lieu, en raison de la puissance qui s’en dégage et qui permet de l’ériger en véritable objet de culte .

Marika Moisseeff, psychiatre et ethnologue, est chercheur au CNRS rattaché au Laboratoire d’anthropologie sociale (Collège de France/ EHESS/CNRS-Université de recherche PSL). Elle participe à la formation des thérapeutes, des travailleurs sociaux et du personnel médical, notamment à Paris 8, et est responsable avec Michael Houseman de l’atelier mensuel Nouvelles formes de médiation relationnelle à La Sorbonne. Ses recherches portent sur les processus de constitution des identités, personnelles et collectives, et l’articulation des problématiques de genre avec les représentations de l’altérité culturelle. Elles se fondent sur un travail de terrain au long cours dans une communauté aborigène du Sud de l’Australie, et sur une approche comparative des représentations de la différence des sexes et de la procréation. En l’amenant à appréhender la culture occidentale contemporaine à partir du regard éloigné de l’ethnologue, ses travaux lui ont permis de proposer de considérer la science-fiction comme la mythologie de cette aire culturelle et l’institution médicale comme une institution religieuse laïque à laquelle revient la gestion des corps vivants et morts. Elle a publié deux livres, Un long chemin semé d’objets cultuels : le cycle initiatique aranda (EHESS, Coll. Cahiers de l’Homme, 1995) et An Aboriginal Village in South Australia (Aboriginal Studies Press, 1999), ainsi que de très nombreux art

Le Cercle Ernest Renan reçoit Henri Peña Ruiz

La prochaine conférence du Cercle Renan aura lieu en présentiel et en visioconférence

le jeudi 12 mai 2022 de 18 h à 20 h 00

sur le thème :

” Pourquoi la laïcité   ?  ”

par Henri Peña Ruiz

merci à toute personne intéressée et non membre du Cercle de bien vouloir envoyer un message au : Cercle Ernest Renan [ernest.renan91@gmail.com]