le CER reçoit Yves Bomati sur le thème du zoroastrisme

 

Notre prochaine conférence dans le cadre du Cercle Ernest Renan aura lieu :

Le jeudi 27 février 2020 à 17 h 30
par Yves BOMATI sur “Le Zoroastrisme”

De 17 h 30 à 19 h au 1er étage du P’tit Bistrot, 6-8 rue Saint-Martin, Paris 4ar., métro : Hôtel de Ville.

Conditions de participation : 7 euros de consommation

+ Droit d’entrée à la conférence : 10 euros ; gratuit pour les membres du Cercle Renan.

Possibilité d’un dîner convivial sur place à 19 h 30.

le mormonisme : une religion américaine

Nous vous rappelons notre prochain évènement dans le cadre du Cercle Ernest Renan

Le mercredi 5 février 2020 à 17 h 30

conférence de Chrystal VANEL sur

“Le Mormonisme : une religion américaine”

De 17 h 30 à 19 h au 1er étage du P’tit Bistrot, 6-8 rue Saint-Martin, Paris 4ar. métro : Hôtel de Ville.

Attention : ce sera un mercredi et non un jeudi comme habituellement !

MEILLEURS VŒUX pour 2020 !

Cher(e)s ami(e)s du Cercle Ernest Renan,

Thérèse, Martine, jean-Pierre et moi-même présentons nos meilleurs vœux pour 2020 à tous les adhérents du Cercle Ernest Renan.

L’enquête à laquelle vous avez bien voulu répondre confirme majoritairement l’orientation prise par le Cercle et les conditions matérielles de sa réalisation (horaires, lieu, fréquence). Le souhait d’un lieu plus grand et moins bruyant est évoqué.

Certains déplorent l’appauvrissement de la vie intellectuelle et y voient une des raisons du moindre rayonnement actuel du CER. Un adhérent se déclare insatisfait du CER et il souhaiterait que la question de l’existence de Dieu soit remise en débat. La majorité des répondants à l’enquête expriment leur satisfaction quant aux thèmes retenus.

Le souhait de maintenir les cahiers est quasi unanime et certains formulent l’exigence que les conférenciers devraient communiquer un texte pour publication, ce qui n’est malheureusement pas toujours possible. Un adhérent évoque l’idée d’une lettre numérique mensuelle de deux pages. Proposer des conférences le samedi, surtout lorsqu’il y a un intervenant de renom, serait peut-être une voie à explorer pour toucher un public plus jeune. Pour faire croître le nombre d’adhérents, est aussi suggéré la pose d’affichettes dans les universités, CROUS, Collège de France, bibliothèques universitaires et les clubs de retraités. Des partenariats et donc des séances en commun avec des associations proches pourraient mieux faire connaître le CER.

Nous aurons l’occasion de débattre des résultats de l’enquête plus en détail lors d’une prochaine réunion mais ils nous engagent d’ores et déjà à poursuivre le recentrage du CER sur ses fondamentaux à savoir l’histoire des religions en faisant appel aux meilleurs spécialistes sans négliger pour autant certaines questions philosophiques liées à la spiritualité.

Nous engageons par ailleurs un questionnement de la figure de Renan à la lueur des travaux les plus récents sur les prises de position parfois discutables du professeur au Collège de France, afin de pouvoir ultérieurement lui consacrer un colloque ou une grande conférence publique.

Nous allons solliciter nos référents afin de poursuivre l’œuvre des cahiers du Cercle et de permettre la publication de textes de qualité.

L’enregistrement audio des conférences permet à nos adhérents de province d’écouter les dites conférences qui sont ainsi rendues disponibles sur le site environ deux semaines après leur évènement.

Plus que jamais nous sommes persuadés de la nécessité de maintenir ouvert ce lieu de débat laïc sur l’histoire des religions et leur impact sur les sociétés qu’est le Cercle Ernest Renan à une époque où l’obscurantisme refait surface et où le matérialisme consumériste prétend dominer le monde. Bonne année 2020 au CER, à ses adhérents, et aux visiteurs de ce site que nous invitons à nous rejoindre.

Pierre Boutry et Jean-Pierre Castel

Jeudi 9 janvier 2020 Olivier Le Cour Grandmaison nous parlera d’Ernest Renan et l’Islam

“Ernest Renan et l’Islam :
Impact d’Ernest Renan sur son époque et la nôtre”

Comme habituellement de 17 h 30 à 19 h30 au 1er étage du P’tit Bistrot, 6-8 rue Saint-Martin, Paris 4arr., métro : Hôtel de Ville.

Conditions de participation : 7 euros de consommation

+ Droit d’entrée à la conférence : 10 euros ; gratuit pour les membres du Cercle Renan.

Possibilité d’un dîner convivial sur place.

à l’occasion de la sortie de son livre :
« Ennemis mortels »
Représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale

Pour mieux comprendre la place singulière de l’islam aujourd’hui en France, cet ouvrage étudie les représentations de cette religion et des musulmans élaborées de la fin du XIXe siècle jusqu’à la guerre d’Algérie par les élites académiques, scientifiques, littéraires et politiques.
S’appuyant sur des sources diverses, parfois ignorées ou négligées, Olivier Le Cour Grandmaison analyse la façon dont ces élites ont, pendant des décennies, conçu et diffusé un portrait pour le moins sombre des colonisés musulmans. Pendant qu’Ernest Renan, par exemple, soutient que l’islam « n’a été que nuisible », Guy de Maupassant se passionne pour la sexualité prétendument débridée et « contre nature » de ses adeptes.
Conçues par des personnalités souvent célèbres, diffusées par des institutions prestigieuses, ces représentations sont rapidement incluses dans de multiples ouvrages de vulgarisation. Jugé rétif au progrès, le « musulman » est décrit comme un danger protéiforme et existentiel qui menace les bonnes mœurs, la sécurité sanitaire, celle des biens et des personnes, l’avenir de la nation et de la civilisation occidentale.
Ces représentations éclairent également les « politiques musulmanes » mises en œuvre par la France. Enfin, comme le montre l’auteur, ce passé affecte toujours notre présent et alimente les obsessions islamophobes de beaucoup de nos contemporains.

Jeudi 12 décembre 2019 Pascale Fautrier nous parle d’Hildegard von Bingen, une femme savante du Moyen-Age

Pascale Fautrier
Hildegarde de Bingen

note de présentation du livre
Une légende contemporaine veut que Hildegarde de Bingen, la célèbre bénédictine qui composa des chants liturgiques, inventa une langue, s’intéressa à la médecine et fut, dit-on, la première naturaliste d’Allemagne, soit née dans un modeste village de Rhénanie-Palatinat.
Reprenant la thèse du professeur Franz Staab, abandonnée à la mort de ce dernier, et affirmant que Hildegarde de Bingen serait née en réalité dans la forteresse Böckelheim, domaine royal occupant une place centrale dans l’histoire germanique, Pascale Fautrier, dont les travaux universitaires portent sur les résonances entre vie intime, politique et religion, opère un véritable renversement qui conduit à une lecture entièrement nouvelle de la sainte et de son œuvre. Tournant résolument le dos à l’hagiographie, elle replace la théologienne dans son contexte historique et intellectuel – celui du temps long de l’histoire allemande et européenne.
Ce texte remarquable, fruit de plusieurs années de recherches, fait d’Hildegarde de Bingen, élevée par Benoît XVI à la dignité de Docteure de l’Eglise, non plus le chantre d’une néo-spiritualité acculturée, favorisant toutes les confusions, mais l’étendard d’un nouveau syncrétisme savant.