Résumé de la conférence de Frédéric Gain au Cercle Ernest Renan le 25 avril 2024 — Comment peut-on encore être chrétien aujourd’hui ?

Introduction

Frédéric Gain est docteur en philosophie antique et professeur en classes préparatoires littéraires. Il a notamment publié des traductions de Jean et de Luc.

Sa conférence vise à répondre à la question : “comment croire encore malgré les difficultés qui se présentent ?”

Pour cela, Frédéric Gain insiste sur la nécessité de distinguer l’essentiel de l’accessoire dans la pratique religieuse.

Un certain nombre de réalités interrogent sur la possibilité de croire aujourd’hui. Ainsi,  la persistance du mal physique et moral remet en cause l’existence d’un créateur voulant le bien de l’humanité. De plus, toute religion est porteuse de violence et d’intolérance vis-à-vis de l’intérieur (lutte contre les hérétiques) et de l’extérieur (lutte contre les infidèles). Par ailleurs, il est aujourd’hui admis par la science que l’homme ne se situe pas au centre de l’univers et que la religion n’apporte pas l’explication du monde. Enfin, il est difficile de définir précisément ce qu’est être chrétien, sinon de vivre en ayant confiance dans un être distinct de nous, que nous ne connaissons pas et que nous ne pouvons pas voir.

Ce qui rend difficile de croire

Cette problématique est ancienne. Elle a déjà été abordée par Platon par rapport à la religion de la Grèce antique. Il existe trois familles d’objections qui rendent aujourd’hui la croyance difficile. Il s’agit d’objections :

  • d’ordre moral autour de la notion de mal,
  • scientifiques en rapport avec l’infinité du monde,
  • liées à l’intolérance religieuse.

Pour Freud, la croyance relève de l’illusion et du désir d’échapper à l’angoisse.

Concernant le christianisme, Dieu est considéré comme le créateur tout puissant.

Pourtant, un constat peut être fait compte-tenu de la persistance de la souffrance, de l’injustice et du mal sur terre :

  • Soit Dieu est bon, mais il n’est pas tout puissant puisqu’il ne peut empêcher le mal.
  • Soit Dieu n’est pas bon, mais il est tout puissant.

Une interprétation voudrait que l’on considère que Dieu veut le bien, mais qu’il accepte le mal pour un bien encore plus grand. Cette approche est acceptable si le bien peut compenser le mal. Mais ne vaudrait-il pas mieux moins de bien et moins de mal également ?

Concernant les objections d’ordre scientifique, la question existentielle “d’où venons-nous ?” n’est pas résolue par la religion. La théorie darwinienne de la sélection naturelle relevant du hasard a mis à mal la vision de l’homme créé par Dieu. Par ailleurs, le caractère infini de l’univers est incompatible avec la vision religieuse. Quant au “big-bang”, il ne permet pas d’expliquer le commencement.

Enfin comment avoir confiance en un être dont on doute de l’existence ?

La violence religieuse rend également la croyance difficile. Le fait de considérer tout homme comme notre prochain et d’aimer notre prochain comme nous-mêmes reste un principe qui n’est jamais respecté. Au contraire, dans l’histoire, les religions ont toujours été un facteur de guerre, de dogmatisme et d’exclusion.

Des réponses à ces difficultés de croire

Pourtant, malgré ces objections, il existe des réponses possibles à cette difficulté de croire.

Tout d’abord, il faut considérer la foi non pas comme une croyance, mais comme une confiance. Être croyant, c’est s’en remettre à Dieu. Et il convient de dissocier la confiance en Dieu et les affirmations dogmatiques. Pour cela, on peut se référer au livre de Job. Job a un sentiment d’injustice se sachant innocent. Pourtant, Job garde confiance en Dieu et ne le maudit pas.

La foi ne donne pas de réponse mais répond à l’inquiétude. Elle constitue une absence de renoncement et elle est compatible avec une forme de doute théorique.

Le croyant est conscient de l’écart entre l’exigence morale et la faiblesse de sa volonté. Mais en se tournant vers Dieu le croyant perd son statut d’esclave. Ainsi le commandement de Dieu n’est pas une obéissance infantile. Seule la confiance en Dieu permet d’aimer les autres comme soi-même. La confiance en Dieu est la foi en une cause. Elle permet de ne pas se laisser décourager par ce qui ne relève pas de nous.

Par rapport aux objections d’ordre scientifique, on peut admettre que Dieu n’est pas nécessairement tout puissant. Pour autant, l’univers peut être le produit d’un être intelligent. Il existe, en effet, des vérités contingentes de l’univers comme les masses relatives des protons et des neutrons qui auraient pu prendre d’autres valeurs. Ainsi, Dieu n’a pas créé le monde en sachant par avance tout le détail de ce qui allait se produire. Il a seulement regardé l’aspect général.

On peut aussi admettre que Dieu est bon, mais qu’il n’est pas tout puissant car un univers n’était pas réalisable avec plus de bien que de mal.

Par ailleurs, il faut considérer que la création ne s’est pas faite ex-nihilo, mais qu’il s’agit plutôt d’une fondation. Dieu a institué des constantes fondamentales. Et tout est fait pour le mieux, même si l’on n’a aucun indice de cela.

La foi en Dieu est maintenue, mais en quoi va-t-elle évoluer ?

La foi en Dieu va nécessairement évoluer. Quel sera alors le nouveau visage de la foi chrétienne ? Peut-on encore se représenter Dieu comme un être personnel ?

Plusieurs approches tendent à refuser de considérer Dieu comme une personne. On se libère ainsi de l’anthropomorphisme qui vise à représenter Dieu à notre image ou comme une sorte de monarque.

On peut également s’interroger sur le fait que l’espèce humaine serait issue de la volonté de Dieu plutôt que d’une évolution liée au hasard de l’évolution. Ceci étant, si on renonce à la notion de Dieu comme une personne, peut-on faire confiance en un être qui n’est pas une personne ? Il faut, pour cela, faire confiance à celui qui a fait un choix général et inscrire notre action dans l’ordre du monde.

En matière d’interprétation des textes, l’écriture est la référence absolue dans le protestantisme. Chez les catholiques, l’écriture et l’enseignement de l’église se complètent. Selon Spinoza, il convient d’interpréter les textes de façon immanente et une traduction rigoureuse des textes porte le lecteur vers la prière et la méditation.

Toute religion est un phénomène collectif. Le croyant a besoin de penser qu’il n’est pas seul et qu’il forme un corps avec d’autres. L’idée de communauté a un sens, cela donne de la force.

Conclusion

On peut être chrétien aujourd’hui. La foi doit être considérée comme une confiance et non une adhésion à des dogmes. La notion de Dieu tout puissant est une invention destinée à satisfaire tous nos désirs. La foi n’entre pas en conflit avec la science. Il n’existe pas de destin dans l’univers et l’athéisme est lié à l’anachronisme de certains dogmes.

Dans ces conditions, Dieu peut être considéré comme un principe intelligent. Il conçoit certaines choses sans aller dans le détail, Dieu étant toujours soucieux du bien.

Il convient donc de parler de spiritualité plutôt que de religion. L’important est le rapport individuel à la foi et à la vision philosophique du monde, la notion d’église étant de moindre importance.

Malgré la violence inhérente aux religions, celles-ci constituent un ensemble de croyances et de pratiques qui unissent dans une même communauté. Le rapport au divin permet d’unir et de souder les fidèles, mais on exclut ainsi certains par distinction. En effet, dès lors qu’il y a phénomène de groupe, il y a exclusion potentielle.

Enfin, la foi conduit à la nécessité de se repenser. S’il n’y a aucun signe de la présence de Dieu dans notre vie, il est normal qu’il soit difficile de croire.

Résumé de la conférence de Dominique Desjeux au Cercle Ernest Renan le 29 février 2024

Analyse historique (-1200 à +400) et anthropologique de la christianisation de l’Empire Romain

Introduction

Dominique Desjeux est anthropologue et sociologue, élève de Michel Crozier, et auteur de plusieurs ouvrages. Il a notamment écrit “Le marché des Dieux” qui explique comment naissent les innovations religieuses.

Il est spécialiste de l’analyse stratégique et ses travaux portent, notamment, sur l’organisation, l’analyse du changement et l’innovation.

La présente conférence a pour objectif de présenter une approche permettant d’expliquer “comment le christianisme a réussi ?”, cette approche reposant sur l’analyse du changement.

Contexte général

Il n’existe pas de société sans croyance. Et ces croyances, notamment religieuses, s’analysent par rapport à la protection qu’elles apportent dans la vie et par rapport à la mort. Le monothéisme, ou plus précisément l’existence d’un dieu dominant (hénothéisme), a pour origine l’ancienne Egypte avec Akhenaton et le culte du dieu du soleil : Rê. Il s’agit, à ce moment-là, d’une rupture fondamentale dans la religion avec ce dieu unique. On peut penser que Moïse a été influencé par cette nouvelle religion née en Egypte.

Les crises de l’histoire

Les crises sociales ont eu une influence forte dans l’évolution des religions.

Les grands moments de changements en matière religieuse et dans les sociétés sont, en effet, liés à des crises climatiques, des épidémies, des guerres, des difficultés économiques, … Ces crises font partie de l’histoire et l’on peut en identifier cinq qui ont conduit à la christianisation de l’Empire Romain.

La crise du cuivre

La première grande crise qui touche le bassin méditerranéen concerne l’exploitation du cuivre qui vient à manquer en raison de sa forte utilisation (civilisation mycénienne). Les régions les plus riches ont ainsi, selon la croyance, un dieu puissant qui les protège. La religion est perçue d’abord comme une question d’utilité. Il existe un lien fort entre croyance et efficacité. Un dieu puissant doit être protecteur, sinon on en change. Ainsi, Yahvé, un dieu du sud d’Israël est considéré comme puissant et protecteur.

 

La crise de l’exil

L’exil des juifs de Babylone touche une importante population estimée à 250 000 individus. L’affirmation du monothéisme juif, sous influence babylonienne, date de cette époque.

La crise de la domination grecque

Au IVe siècle avant Jésus-Christ, sous la domination grecque autour de la Méditerranée, le monothéisme juif prend son essor. Il est porté par le développement de la diaspora juive qui fait du commerce dans tout le bassin méditerranéen, par le prosélytisme et par la langue commune, la Koinè. Les principaux débats de cette époque tournent autour de la vie éternelle et de la circoncision.

Plusieurs groupes juifs apparaissent dont les Sadducéens (prêtres du temple), les Pharisiens qui ont protégé les textes du temple dans les grottes de Qumrân, les Zélotes qui sont des nationalistes, les Esséniens. A priori, Jésus faisait partie de l’un de ces quatre groupes. Il était vraisemblablement un pharisien.

La crise de la destruction du second temple de Jésusalem

La destruction du second temple en l’an 70 de notre ère constitue, pour le judaïsme, un enjeu de survie. Certains juifs estiment que cette survie de la religion nécessite de se recentrer sur la Torah et ses 613 règles. D’autres, au contraire, pensent qu’il faut simplifier les règles en se revenant aux bases de la religion, en plus de la promesse de la vie éternelle.

Après la destruction du temple, la population juive diminue de manière importante en passant de 7 (ou 5 millions) à 2 (ou 1 millions) en 500 ans. Pour les rabbins, pour être un bon juif, il est nécessaire d’aller à l’école. Du fait, en raison des règles compliquées de la religion, les juifs sont une population éduquée. Mais comme les cultivateurs juifs ne vont pas à l’école, ils préfèrent se tourner vers une sorte de “judaïsme simplifié”. Les chrétiens sont issus de cette scission au sein des juifs. Le christianisme va ensuite se développer autour des grecs.

La crise monétaire de l’empire romain du IVe  siècle

Cette crise constitue un facteur de succès déterminant du christianisme. La monnaie romaine ne valant plus rien, l’empereur Constantin souhaite trouver un moyen de revaloriser sa monnaie afin de payer ses soldats. En adoptant le christianisme (édit de Milan), il peut aisément piller les temples des autres religions et s’approprier leurs richesses, ce qui va lui permettre de frapper une nouvelle monnaie, le “Solidus”.

Le concile de Nicée va ensuite créer des règles, c’est-à-dire une sorte de “standard”, qui va favoriser encore plus le développement du christianisme dans l’Empire.

 

NB : la présentation du Professeur Desjeux est disponible dans la partie de ce site réservée aux adhérents

 

 

Le CER reçoit Frédéric Gain

Jeudi 8 février 2024

sur le thème :  ” Peut-on être croyant aujourd’hui?”

Frédéric Gain, docteur en philosophie, a publié récemment une nouvelle traduction de l’Évangile de Jean.

Cette nouvelle traduction prétend chercher le sens, non pas derrière le texte, mais à travers lui, en restituant son rythme et ses images. Toutefois, parce qu’il fait prédominer le discours sur le récit, ce quatrième évangile confronte le traducteur à des difficultés particulières. Comment proposer une version vivante alors que beaucoup d’endroits présentent un caractère théorique, notamment sur la relation entre le Père et le Fils ? Et comment rester exact sans tomber dans l’aridité et l’abstraction face à des passages…

                                                                                                                                           

 

 

le CER a reçu Julien Théry sur le thème du rôle des persécutions religieuses dans la formation des États modernes

Résumé de la conférence de Julien Théry au Cercle Ernest Renan

le 11 janvier 2024

Le rôle des persécutions religieuses dans la formation des États modernes : le cas français (v. 1200-v.1700)

Introduction

Julien Thery est un historien français, professeur des universités et spécialiste de l’histoire médiévale. Il a été le traducteur de Robert Ian Moore, historien britannique, spécialiste de l’histoire du Moyen Âge et auteur notamment de l’ouvrage : “The Formation of a Persecuting Society : Power and Deviance in Western Europe, 950-1250”.

Dans le cadre de sa conférence, Julien Thery développe la thèse selon laquelle les États modernes d’Occident sont devenus des sociétés persécutrices envers les minorités, en relation avec le développement de pouvoirs centralisés issus notamment de l’Église Catholique.

La naissance des États modernes

Les États d’Occident vont se développer, sous leur forme moderne, à partir du Moyen Âge central. Le fonctionnement de ces appareils étatiques va prendre comme modèle les institutions ecclésiastiques issues des réformes du Pape Innocent III qui a mis en place une théocratie pontificale et qui a renforcé l’autorité du Saint-Siège.

Lorsque l’institution romaine aura perdu les moyens de ses ambitions universelles, ce sont les entités séculaires, notamment en France avec Philippe le Bel ou en Angleterre avec Edouard VIII, qui vont revendiquer leur légitimité et continuer de fonctionner en restant marqués par leurs origines religieuses catholiques.

L’une des caractéristiques du fonctionnement de ces institutions sera la capacité d’agir et de décider de la situation d’exception et d’identifier des minorités qui seront pourchassées et réprimées pour les empêcher de nuire.

Cette forme de répression est nouvelle et va s’exercer d’abord envers les hérétiques qui constituent un danger pour la chrétienté, puis les juifs (massacres et expulsions à la fin du 12ème siècle), les lépreux, les homosexuels et plus tard les sorcières.

Au 13ème siècle, ces minorités seront même accusées d’empoisonner des puits ou de meurtres d’enfants.

Le rôle des persécutions

Selon l’hypothèse de Moore, l’essor des persécutions correspond exactement à la période où sont créés les pouvoirs centralisés. L’éclatement du monde Carolingien, qui reposait sur un mode de gouvernance relativement souple et décentralisé, laisse la place à des institutions princières et royales fortes qui soumettent les autorités féodales locales et les seigneuries.

C’est en Angleterre que ce phénomène va d’abord se développer, il gagnera ensuite la France et le Portugal. Un conflit avec la Papauté va rapidement intervenir car, jusque-là, la monarchie pontificale tenait et administrait ces différents royaumes.

Les modalités de persécution issues de l’Église vont s’étendre aux différents États d’Occident. Les pouvoirs en place veulent, en effet, pouvoir intervenir dans les communautés et le système de représentation politique inventé dans les États Pontificaux va s’étendre avec la mise en place de chartres avec les représentants des  communautés pour prendre leur contrôle. Ce sera notamment le cas des corporations de métiers.

La procédure inquisitoire

Au niveau judiciaire, les techniques d’enquête vont également prendre modèle sur la tradition ecclésiastique inquisitoire. La procédure inquisitoire vise à rechercher la vérité absolue. L’Église peut ainsi engager des poursuites sur la seule foi du témoignage de notables, témoins de chrétienté, même s’il n’y a pas de tiers accusateur. Le ministère public pourra dorénavant engager les poursuites dans le seul intérêt de l’Église ou du roi. Cette procédure va à l’encontre du droit romain où il n’existe pas de vérité absolue et où l’on juge en fonction des seules preuves présentées au procès, et non pas selon sa conscience.

L’Inquisition, qui naîtra par la suite, est une juridiction d’exception qui vise à défendre l’intérêt public et être au service de la foi. L’objectif du juge est uniquement d’établir la vérité à partir des éléments dont il dispose et de sa conscience, ceci sans que l’accusé ne puisse réellement se défendre. Plus tard, le combat des Lumières visera à mettre fin à l’arbitraire dans lequel la défense n’a aucun droit.

Les premiers à pâtir de la pratique inquisitoire ont été les prélats avec la possibilité, pour un moine ou un abbé, de dénoncer un évêque par exemple. Cette approche permettait de contrôler la hiérarchie ecclésiastique et de combattre les mouvements évangéliques.

L’accusation d’hérésie sera ensuite utilisée comme une ressource, notamment par Philippe le Bel qui, en s’attaquant aux Templiers et en déclarant ainsi une grande victoire de la foi, s’est attaqué en fait à l’autorité du Pape et a fait acte d’absolutisme.

Conclusion

On peut ainsi conclure que la chasse contre l’ennemi intérieur est l’un des principaux moteurs du fonctionnement des pouvoirs centralisés. Cette logique persécutrice a été mise en place, à l’origine, par la théocratie pontificale et ensuite a été reprise par les pouvoirs royaux, et notamment l’État français, afin de conforter leur autorité.

La question de la menace de l’ennemi intérieur et la capacité des appareils d’État à décréter l’exception restent, encore aujourd’hui, des réalités.

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Julien Théry : Historien. Religion & politique, gouvernement & résistances depuis le Moyen Âge latin.

Il est titulaire d’une mâitrise (Paris I Sorbonne, 1994), agrégé en histoire (1995), d’un DEA (Université Lyon II Lumières, 1998), archiviste paléographe, diplômé de l’École des Chartes (1996-1998), il a soutenu sa thèse intitulée : La parole aux albigeois : le procès de Bernard de Castanet, évêque d’Albi (1307-1308) (mars. 2000).
Docteur en histoire de l’Université de Lyon 2, il soutient sa thèse intitulée,
Fama, enormia : l’enquête sur les crimes de l’évêque d’Albi Bernard de Castanet (1307-1308) : gouvernement et contestation au temps de la théocratie pontificale et de l’hérésie des bons hommes (déc. 2003). Ancien membre de l’Ecole française de Rome (2004).
Il est professeur en histoire de l’Occident médiéval à l’Université Montpellier 3 (depuis 2011) et l’Université Lyon II Lumières (CIHAM)(2016-2020)

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dernièrement : Les hérétiques « cathares » (PUF, à paraître, mai 2020) , Le livre des sentences de l’inquisiteur Bernard Gui (CNRS, janv. 2018)
et de nombreux articles et contributions scientifiques consacrés l’histoire médiévale.

Il anime l’émission d’histoire « La Grande H. » sur la chaîne média digital LeMédiaTV.

Chers ami.es,

2023 a été une année riche en conférences de qualité. Pour ces fêtes de fin d’année, Isabelle, Jean-Pierre, Olivier et moi-même vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année. Il est encore temps de célébrer le bicentenaire de la naissance d’Ernest Renan et nous vous proposons ce lien qui vous donnera accès à plusieurs articles qui racontent Ernest Renan.   Bonne lecture : Et à l’année prochaine !

Naissance d’Ernest Renan – France Mémoire (france-memoire.fr)

prochaine conférence du CER jeudi 11 janvier :

J Théry Rôle des persécutions dans la formation  de l’Etat et de l’Europe moderne